Seulement 13% des site web répondent aux nouveaux Core Web Vitals de Google

Il y a quelques mois de cela, Google annonçait la prise en compte future de nouveaux critères dans ses algorithmes SEO : trois facteurs permettant d’évaluer la vitesse et la stabilité de chargement d’un site pour les internautes, les Core Web Vitals. Si ces critères sont supposés entrer réellement en action qu’en 2021, certaines entreprises s’y intéressent déjà de près, et à raison. Screaming Frog, que l’on connait pour son outil de crawl très utilisé pour auditer un site web, a étudié 2.500 mots clés et 20 000 URLs pour mesurer leur correspondance aux exigences des Core Web Vitals. Résultat : moins de 15% des sites y parviennent.

Petite piqûre de rappel : les trois facteurs des Core Web Vitals

Trois principaux critères sont pris en compte par Google dans les Core Web Vitals et peuvent être mesurés notamment via Lighthouse ou l’indétrônable Page Speed Insight. En y renseignant n’importe quelle URL, un test de vitesse (entre autres) sera réalisé et vous pourrez y retrouver ces trois critères :

  • Le LCP (Largest Content Paint), temps de chargement du contenu principal d’une page qui doit être inférieur à 2.5 secondes.
  • Le FID (First Input Delay), soit le délai avant que la page devienne interactive pour l’internaute. Le géant américain recommande un résultat inférieur à 100ms.
  • Le CLS (Cumulative Layout Shift), correspondant à la stabilité de la page lors de son chargement. En bref, il mesure les possibles éléments qui se déplaceraient pendant le chargement, sous les yeux de l’utilisateur, valeur qui doit idéalement être inférieur à 0.1 points.

Bilan, seulement 13% des sites étudiés répondent aux Core Web Vitals

Dans son étude, Screaming Frog révèle que 13% des sites testés sur ordinateur passent ce test, et ce chiffre baisse à 12% lorsque le test est réalisé sur mobile. Lorsque l’on décompose les résultats en isolant chaque facteur des Core Web Vitals, on remarque que le problème se situe davantage au niveau du LCP et du CLS. En effet, le First Input Delay ne pose pas problème pour 99% des URLs sur desktop, et 89% sur mobile : les utilisateurs peuvent rapidement interagir avec la quasi intégralité des sites web actuels.

En revanche, le Largest Content Paint (donc l’affichage du corps de la page) ne répond aux critères que dans 44% des cas sur ordinateur, et 43% sur mobile. Plus d’un site sur deux a donc son contenu principal qui met plus de 2.5 secondes à charger. Les chiffres sont globalement similaires pour le Cumulative Layout Shift avec 47% sur bureau et 46% sur mobile : les décalages et mouvements d’éléments lors du chargement posent encore problème pour plus de la moitié des sites étudiés.

Un plus grand taux de réussite pour les pages déjà bien positionnées

Fait intéressant, Screaming Frog relève que les URLs en première position réussissent plus fréquemment à passer le test des Core Web Vitals avec un taux de réussite de 20% sur ordinateur et 19% sur mobile. Ces pourcentages reculent de 2% pour chaque position perdue, jusqu’à la 5ème position, puis stagnent aux environs des 10% pour les autres résultats présents sur la SERPs.

Faut-il en déduire que les Core Web Vitals sont déjà pris en compte par l’algorithme Google ? Littéralement, non : Google a déjà commenté maintes fois le sujet des vitesses de chargement, citant qu’il s’agissait à l’heure actuelle d’un critère mineur (d’où le changement qui sera induit l’année prochaine avec la prise en compte effective des Core Web Vitals). Il s’agirait plutôt d’un simple effet de coïncidence : les sites bien classés seraient ceux ayant travaillé leur stratégie SEO, tant au niveau du contenu proposé à l’internaute que la qualité technique du site. Une chose est certaine, le web n’est pas encore totalement à la hauteur des exigences Google !

L’avis d’AEP Digital :

Il peut être tentant de fermer les yeux sur ces Core Web Vitals en constatant que la grande majorité du web ne répond pas à ces critères. Pourtant, il s’agit là d’une opportunité à exploiter pour dépasser vos concurrents lorsque Google mettra à jour son algorithme ! Et il ne faut pas oublier qu’outre le possible gain en référencement naturel, proposer un chargement rapide et une expérience utilisateur soignée permet de satisfaire davantage vos visiteurs et les encourager à visiter, revenir et même convertir.

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