Bing dévoile plus précisément les critères pris en compte pour positionner un contenu dans ses pages de résultats

Dans une mise à jour récente des guidelines à l’intention des webmasters, le moteur de recherche Bing a présenté plus en profondeur le fonctionnement de son algorithme et les principaux facteurs qu’il prenait en compte pour positionner les pages web au sein des SERPs. Une transparence qui reste très agréable, même si les professionnels du référencement ne seront pas surpris par ces différents facteurs. On les passe en revue ensemble pour dresser le portrait d’un bon contenu aux yeux de Bing (et aussi Google, les deux moteurs utilisant de nombreux facteurs communs).

La pertinence du contenu comme fer de lance pour un bon positionnement

Aucune surprise ici : produire un contenu qualitatif qui répond aux besoins des internautes est une des clés d’un bon référencement. Bing annonce ainsi prendre en compte la pertinence de la page vis-à-vis de la requête de l’internaute ainsi que sa capacité à répondre pleinement à l’intention de recherche de l’utilisateur. Pour ce faire, il étudie le contenu de la page, les mots qu’elle comporte, mais aussi les équivalents sémantiques éventuels (abréviations, synonymes, variations, etc.) ainsi que les ancres des liens pointant vers le contenu en question.

Produire un contenu de qualité et dont la crédibilité est mesurable

Bing va aussi prendre en compte la crédibilité de votre page, le degré de confiance qu’il peut émettre vis-à-vis de votre contenu et votre site web. Ainsi, il étudiera la réputation du site et de l’auteur du contenu (d’où l’utilité de présenter des pages auteurs bien ficelées), le niveau du discours employé, la présence de sources référencées et commentées, la profondeur du contenu, etc. À l’inverse, un contenu mal rédigé, présentant un langage offensant (insultes, etc.) ou dont la paternité/crédibilité ne peut pas être mesurée pourra être pénalisé par le moteur de recherche.

L’engagement de l’internaute avec votre page

Contrairement à Google, Bing annonce prendre en compte les critères d’engagements de l’internaute sur la page en question, mais aussi sur la page de résultats visitée avant et après le contenu : taux de rebond, retour en arrière avec ajustement de la recherche, temps de lecture… Le « pogosticking » (ouvrir un contenu puis revenir à la SERP, signe que l’information désirée n’a pas été trouvée) est donc pris en compte par Bing. Une fois encore, le constat est le même : il faut répondre à l’intention de recherche en proposant un contenu adapté à l’internaute. Le soin des meta-balises title et description est ici essentiel, afin de refléter correctement le contenu de la page pour limiter les clics peu pertinents et donc le taux de rebond.

La fraicheur du contenu

Bing annonce préfère le contenu « frais », produit récemment et présentant des informations à jour. Pour autant, ce n’est pas adaptable à toute typologie de contenu : si les actualités vont vite « refroidir » et devenir désuètes, ce n’est pas forcément le cas d’un guide exhaustif sur telle ou telle pratique. Un critère de référencement parmi d’autre qui ne s’appliquera pas forcément à tous vos contenus, mais à garder en tête : il peut donc être intéressant de revisiter de temps en temps vos contenus pour les mettre à jour, par exemple.

La localisation de l’internaute… mais aussi de votre serveur ?

À l’instar de Google, Bing prend en compte la géolocalisation de l’internaute pour lui proposer des contenus qui sont davantage susceptibles de répondre à sa requête. Pour ce faire, la position de l’internaute est prise en compte (pays et ville), tout comme celle des autres visiteurs de la page, la langue du contenu, etc. Point étonnant : Bing annonce aussi prendre en compte la localisation où se situe l’hébergement de la page web, critère dont on pourrait remettre en question la pertinence… Veillez donc à héberger votre site dans le pays de votre cœur de cible, si possible, cela sera bénéfique pour vos temps de réponse/chargement (UX) et aussi votre positionnement sur Bing.

Le temps de chargement de votre contenu

Tout comme la firme américaine (qui justement annonçait récemment la prise en compte prochaine de nouveaux facteurs d’UX dans ses algorithmes), Bing privilégie les sites offrant une expérience de navigation rapide et intuitive à leurs visiteurs. Il faut donc éviter tout problème de chargement (ressource inaccessible, etc.) ou durée de chargement/interactivité trop élevés offrant une mauvaise expérience aux internautes. Aux webmasters de trouver un équilibre sain entre performance, design et expérience utilisateur !

L’avis d’AEP Digital :

Globalement, nous n’apprenons rien de très novateurs dans cette mise à jour des guidelines Bing. Le contenu, sa pertinence et sa qualité restent les facteurs de référencement clés, accompagnés d’autres éléments qu’il est toujours bon de rappeler et garder en tête tels que la crédibilité du contenu ou la vitesse de chargement des pages. Quelques éléments sont tout de même surprenants, comme la prise en compte du comportement de l’internaute sur les pages de résultats (pogosticking, etc.) et la localisation du serveur. À voir si Bing communiquera davantage à ce sujet dans les jours à venir.

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